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Ne jetons pas tous les gilets jaunes

Bien sûr, j'ai rigolé après avoir vu ce gros 4x4 garé sur la place de l'église ce week-end. Le con qui conduit ce moteur à petites particules, arborait, un gilet jaune sur son pare-brise. Je l'imagine tout content de montrer sa détermination en glissant le gilet resté dans son cellophane sur son tableau de bord. C'est que le 4x4, ça bouffe du fioul.
Sauf que rien n'est simple dans nos campagnes.
J'ai aussi vu beaucoup de petites voitures conduites par des jeunes femmes qui manifestaient leur mécontentement comme mon beauf. Ici on prend sa voiture pour tout et tout le temps. Le travail, c'est l'agro-alimentaire, mal payé, avec des horaires mal fichus. Les petites supérettes sont trop chères si elles existent encore, alors on va au carrouf pour remplir un caddie. Si le gamin ne fait pas de foot, faut prendre son auto pour l'emmener à la ville faire son judo ou sa danse.
Alors ces jeunes mamans n'iront sans doute pas bloquer le pays le 17 novembre, mais elles font aussi passer un message comme elles le peuvent.

Commentaires

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Fini à l'urine

Boire c'est mal. Mais quand tu es militant, cadre chez les jeunes, en plein congrès à Lille, et que tu abuses de la kekette, ça peut déconner grave. On ne dit pas "nègre". On dit espèce de merde tout court. Davy Rodriguez va avoir un rappel à l'ordre pour avoir été très énervé auprès d'un vigile.
Quelle idée d'aller embaucher des vigiles non-souchiens pendant que la fiesta de la famille Le Pen ! On pense tout de suite à un complot.
Sinon le Front National ripolé s'appelle désormais le Rassemblement National. Les fachos sont contents. Papy était collabo avec Marcel Déat. Les enfants seront frontistes avec la blonde. 
Wauquiez rigole.

La vie, c'est compliqué

Message de service à mes petits vieux : vous faites CHIER !Quand on apprend dans la même semaine qu'un oncle et une tante entrent en soins palliatifs, ça fait chier grave.
Quand on apprend ensuite qu'un autre tonton casse son aorte, et que sa survie ne tient qu'à un fil, ça fait ENCORE PLUS CHIER.
Alors on essaye de relativiser, l'âge, les mois de rémission, les rigolades, le bonheur de se retrouver restent en mémoire.
Mais là je chiale comme un con d'athée.
Je pense à mon petit cousin de 4 ans fauché par une auto. Je me souviens de cette maman qu'on n'a pas réussi à sauver et à ces deux papas morts à quelques jours sans qu'on ait pu les réanimer. J'ai choisi un métier dans la santé. Mais il y a des jours où c'est impossible à assumer.
La mort est une salope.

Si j'aurai su

Par exemple, 
Si j'avais été proche du Leclerc de Plérin, j'aurai été salué l'ancien président. J'aurai pris mon temps. Dès le matin, j'aurai réfléchi aux belles phrases que je lui aurai dites. Par exemple combien il me (nous) manque depuis le 1er décembre 2016. Je lui aurai dit combien le PS m'agace grave. Combien ses enfants gâtés sont devenus des têtes à claque.
Me connaissant, j'aurai tourné plusieurs fois dans les halées du centre Leclerc. J'aurai laissé mon épouse faire des photos en observant tous ces gens si différents faire la queue.
Puis je serai parti en me disant que je leurs laissais ma place. Après tout j'avais déjà eu la chance de le voir plusieurs fois.
Et puis je me serai ravisé. Plérin n'est pas Paris. Les occasions de faire un bras d'honneur aux grognons moqueurs et parigos-de-mes-burnes ne sont pas légions (même si Rennes a gagné 2-0 au PSG).
La décision prise vers 18h, j'aurai attendu mon tour, en fin de queue. Tout le m…