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Gloubi-boulga

#JesuisCharlie

#Jesuisfatigué


Trois ans déjà. Un attentat dans le cœur de la rédaction de Charlie Hebdo nous faisait prendre conscience encore un peu plus que l'innocence de notre jeunesse était à jamais perdue. Je me souviens de ma stupeur devant les quelques mots sur mon téléphone. Je me souviens d'avoir chialé comme un con dans ma bagnole. Se souvenir.

Et puis c'est le moment des cérémonies, des bilans et des renoncements.

Les années passent et les petites rancœurs se font de plus en plus visibles. "#JesuisCharlie" est devenu polémique. On disserte sur son universalité. On dévoie le slogan pour ses propres règlements de compte

Les cons. Ils ne veulent rien comprendre. Ou bien font-ils semblant pour leur petite boutique ?

Charlie a été un cri. Certains sont en guerre contre notre liberté d'agir comme bon nous semble. Ils viennent de là-bas. Ils sont ici aussi.

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Ne jetons pas tous les gilets jaunes

Bien sûr, j'ai rigolé après avoir vu ce gros 4x4 garé sur la place de l'église ce week-end. Le con qui conduit ce moteur à petites particules, arborait, un gilet jaune sur son pare-brise. Je l'imagine tout content de montrer sa détermination en glissant le gilet resté dans son cellophane sur son tableau de bord. C'est que le 4x4, ça bouffe du fioul.
Sauf que rien n'est simple dans nos campagnes.
J'ai aussi vu beaucoup de petites voitures conduites par des jeunes femmes qui manifestaient leur mécontentement comme mon beauf. Ici on prend sa voiture pour tout et tout le temps. Le travail, c'est l'agro-alimentaire, mal payé, avec des horaires mal fichus. Les petites supérettes sont trop chères si elles existent encore, alors on va au carrouf pour remplir un caddie. Si le gamin ne fait pas de foot, faut prendre son auto pour l'emmener à la ville faire son judo ou sa danse.
Alors ces jeunes mamans n'iront sans doute pas bloquer le pays le 17 novembr…

en dehors des clous

Ce matin, je vaquais à ma passion favorite : le buzz du jour aka l'hystérie des rezosocio
Il y avait bien les révélations sur Fillon et ses chemises sur-mesure. Les twittos de la vraie droite hurlaient à l'acharnement. C'était trop faible pour aujourd'hui malgré le soutien inopiné d'Afflelou.
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Non pas que je ne sois pas d'accord avec lui. Il y a un vrai problème entre les offres d'emplois et la qualification des demandeurs d'emploi. Mais proposer de traverser une rue pour aller servir des pintes, est réducteur.
Mais encore une fois, se servir de ça pour pourrir tout débat, ne rendra pas la gauche (et le PS) audible. Au boulot bordel !

J'ai pris cher

C'était un sujet local. Un choix démocratique sur un nouveau territoire de vie. C'est devenu ce qu'on lit à longueur de temps sur notre monde : des manipulations, des mensonges, des fake-news et des approximations.  Et tous s'y sont mis : les contres, les journalistes, les observateurs et les réseaux sociaux.
Sauf qu'ici c'est la campagne. De hameaux en village on se connaît tous. On sait tout des petites histoires si lointaines qui nourrissent la rancœur et les petites vengeances.
Et je suis tombé dedans. Encore une fois me dira-t-on. Alors j'ai tweeté. Mes posts et mes commentaires sur Facebook ont été lus et repris. 
Et puis il y a eu ce supposé dessous table. L'auteur de cette accusation a bien dit qu'il le supposait. Au téléphone il pataugeait pour expliquer que c'était une blague, qu'il en avait marre de la politique et que c'était de la faute à l'autre-là avec ce qu'il écrit sur Facebook.
L'autre c'était moi.
Ainsi j'…